Un monde livresque parle de
« RÉSISTANCE », E16 Tome 1


Un monde livresque

  « Très bonne lecture ! »

Tout d’abord, merci à Ravenna Waress pour l’envoi de son livre. Voici un livre qui ne fait pas beaucoup parler de lui mais qui m’a de suite interpellé. D’un côté le post-apo’ c’est un peu (beaucoup) ma came et le résumé me parlait beaucoup. Je dois dire que je ne suis pas déçue de cette lecture.

On se retrouve en 2040, et l’E16 (l’encéphalite de 2016) sévit à travers le monde. Les gens s’endorment et plongent dans un profond coma irréversible. Un sérum permet de retarder l’effet de ce virus en attendant la découverte d’un vaccin. Mais le sérum est rare, un seul laboratoire détient sa formulation, un laboratoire dirigé par le Gouverneur qui le distribue à travers le monde. Nous suivons dans ce monde bouleversé trois survivants aux origines bien différentes: Havanna Delalande, fille du Gouverneur, Tristan Warley, lieutenant rebelle et Kyra Loireux, jeune femme libre. Si tout semble les séparer, le destin pourrait bien décider de les rapprocher…

Globalement ce livre fut une très bonne lecture. Il n’est pas exempt de défauts mais l’intrigue, l’univers et les personnages sont tels que l’on arrive à passer outre. La narration est très intéressante: trois points de vue avec une alternance à chaque chapitre. On découvre chacun des personnages selon différents points de vue et c’est assez agréable. On se sent plus proche de chacun, plus impliqué dans l’histoire. Ce style de narration apporte généralement beaucoup de dynamisme au récit dans le même temps qu’un suspense soutenu. Là, je n’ai pas tout le temps retrouvé ce schéma. Le découpage n’a pas toujours été judicieux en mon sens et j’ai parfois perdu un peu d’entrain dans ma lecture à cause de ça. Un autre point négatif dû à cette narration particulière: les répétitions. On se retrouve plusieurs fois à revivre la même scène mais d’un point de vue différent. Si d’un côté je comprends l’envie de l’auteure de nous transmettre les émotions de chacun de ces personnages, le côté redondant créait des longueurs parfois dans le vif de l’action. Et, (pour finir avec les points négatifs) le schéma de « rencontre » des personnages était bien trop schématisé justement. Chaque rencontre est décrite de la même façon: on décrit le regard, les cheveux, etc… Je n’ai rien contre ce genre de description mais je trouve que dans un récit on ne peut pas se contenter d’un seul moyen de décrire les personnages…Malgré tout, l’écriture de l’auteure est fluide et plutôt simple.

Bon, passons aux points positifs parce qu’il y en a ! Cette lecture est très loin d’être un fiasco ! L’intrigue est très bien construite. Si l’on se doute rapidement de quelques revirements, l’auteure sait quand même nous surprendre. Le rythme est plutôt soutenu et malgré quelques maladresses dans la narration l’ensemble reste très dynamique. Ravenna Waress sait jouer avec nos émotions: elle nous mettra en colère, nous rendra tristes, émus mais saura également nous amuser. La fin nous laisse sans voix et on ne souhaite qu’une chose: connaitre la suite ! C’est incontestablement un récit extrêmement riche. L’univers, pilier de cette richesse est très bien maitrisé. Nous vagabondons dans un univers décharné où quelques reliquats de notre monde actuel subsistent. Mais plus étonnant, malgré cette déchéance la technologie a continué d’évoluer. Nous retrouvons un monde où les hologrammes ont leur pleine place dans le quotidien des plus aisés et où les objets de notre présent se voient « modifiés » pour répondre aux besoins d’un monde en plein déclin.

Les personnages sont également très intéressants. Les trois principaux: Tristan, Kyra et Havanna sont tous touchants à leur façon. Tristan, droit dans ses bottes parait très abrupt au premier abord mais se révèle surtout torturé et hanté par un passé qu’il n’a pas su maitriser. Kyra n’a pas un bagage moins lourd a transporter, elle est très déterminé, fonce un peu trop dans le tas sans réfléchir mais l’amour et la confiance qu’elle porte à son chien ne peut que nous faire fondre. Havanna elle, m’a étonné par son empathie et sa capacité à remettre en question l’éducation dont elle a fait l’objet. Tous devront évoluer et revoir les idées préconçues qu’ils avaient des uns et des autres. Le tout est très bien amené et reste « crédible ».


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En conclusion, le premier tome de « E16 », bien que présentant quelques défauts de narration, est un très bon roman post-apocalyptique. J’ai aimé ce livre tant pour son atmosphère lourde et son intrigue prenante que pour ses personnages hauts en couleur. Pour un premier roman je dis: « Chapeau Ravenna » et vivement la suite !   

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